Réemploi, récup, réutilisation… Pourquoi ?

Réemploi, récup, réutilisation… Pourquoi ?
Alors que le recyclage valorise une partie de la matière d’un objet devenu déchet pour en créer un neuf, le réemploi sauve les objets et évite l’étape du déchet. Le réemploi pose ainsi les bases d’un mode de vie durable.

Vite, des alternatives au neuf

Acheter neuf, c’est :

  • extraire de nouvelles matières premières, les transporter, les transformer, les re-transporter, les fabriquer, les re-transporter, les assembler, les distribuer…
  • contribuer à émettre des tonnes de CO2, dépendre du pétrole et alimenter un système dont les dégâts environnementaux et sociaux à travers le monde ne sont plus à prouver, extraire des métaux rares dans des conditions déplorables, consommer des quantités astronomiques d’eau et d’énergie, et tant d’autres effets néfastes.
  • aussi souvent consommer des biens produits par une main d’oeuvre rémunérée au lance-pierre dans des conditions de travail précaires voire dangereuses à l’autre bout de la planète.
  • bien souvent, rémunérer une industrie et une finance mondialisées synonymes de délocalisations et d’accroissement des inégalités sociales.

Le tout, pour un produit qui existe déjà. Rendons nous à l’évidence, réemployons !

Le réemploi, mode d’emploi

Juridiquement, le réemploi est défini comme l’opération par laquelle un objet qui n’est pas un déchet peut être utilisé à nouveau pour son usage initial. Concrètement, le réemploi c’est donner une seconde vie aux objets. 

Par rapport au recyclage qui ne conserve que la matière, en s’appuyant sur des process industriels coûteux en énergie, le réemploi se déploie à un niveau local où il crée de l’activité et favorise l’accès à la consommation au plus grand nombre. 

En 2008, la directive-cadre déchets de l’Union Européenne a placé le réemploi au sommet de la hiérarchie des modes de traitement des déchets.

Le réemploi, mode de vie durable

Au carrefour des enjeux environnementaux, sociaux et économiques, le réemploi donne une nouvelle vie aux objets, aux personnes et aux territoires.
Potentiels qui n’attendent que d’être révélés, les objets réemployés ont une valeur au-delà de leur prix parce qu’ils sont le fruit d’un travail de tri, de nettoyage, de réparation.

  • Ce travail nécessite la création d’emplois non délocalisables : les Ressourceries créent 850 emplois pour 10 000 tonnes de déchets traités quand pour la même quantité de déchets, le recyclage en crée 31, l’incinération 3 et l’enfouissement 1. Ces emplois concernent majoritairement des personnes en insertion.
  • Le réemploi dynamise les territoires : galeries-boutiques, les Ressourceries sont des lieux vivants et ouverts sur le territoire, des espaces de rencontre entre bénévoles, salariés, acheteurs, donneurs, personnes isolées, passants, curieux, chineurs, familles, jeunes et moins jeunes…
  • Réemployer c’est aussi transmettre les savoirs et apprendre à sortir du matérialisme : si chaque Ressourcerie propose ses propres activités, on y trouve le plus souvent des ateliers créatifs et de bricolage, des espaces d’éducation à l’environnement avec des conférences, des débats et des expositions. Elles accueillent tout au long de l’année de nombreuses actions proposées par les associations du territoire où elles sont implantées.

Rendons nous à l’évidence, quoi de plus responsable que le réemploi ?